Voies sur berge à Paris : l’UMP Paris dénonce "communication" et "amateurisme"

Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris, et les maires UMP des VIIe et VIe arrondissements, Rachida Dati et Jean-Pierre Lecoq, ont respectivement qualifié ce jeudi 27 janvier 2011 d’"opération de communication" et d’"amateurisme" le projet de la mairie sur les voies sur berge.


projet d'aménagement des voies sur berges à ParisAnne Hidalgo, première adjointe PS du maire Bertrand Delanoë, a présenté jeudi le projet controversé de "reconquête" des voies sur berge par les piétons en tenant compte des réserves du préfet de police sur les reports de circulation.

une opération de communication

"Le maire de Paris enjolive la vérité, les réunions de concertation ne se sont pas passées dans l’ambiance racontée, de vraies oppositions se sont exprimées. C’est une opération de communication", a affirmé à l’AFP M. Lamour selon qui les problèmes de report de circulation "ne sont pas réglés".

Le maire veut "amuser la galerie" en élargissant le projet sur les rives des XIIe, XVe et IVe, en diminuant le budget. Il y aura plus de kilomètres de berges et moins d’argent pour les aménager", a ajouté l’ancien ministre dont le groupe demande sans cesse des "expérimentations" in situ.

La mairie a annoncé un budget d’investissement révisé à la baisse (35 millions d’euros contre 40) pour l’aménagements des berges, mais avec un budget de fonctionnement porté de 2 à 5 millions d’euros par an.

Dans un communiqué commun, Mme Dati et M. Lecoq ont dénoncé "l’amateurisme d’un projet aux conséquences néfastes pour les Franciliens" qui "modifie dans l’urgence et dans la précipitation son projet de fermeture des voies sur berges à la circulation automobile".

La fermetures des quais bas rive gauche (dans le VIIe) "aggraverait les problèmes de circulation et empêcherait un accès rapide des services d’urgence et de secours", selon les deux maires.

90 % d’opposition au projet

Mme Dati avait lancé une consultation dans son arrondissement il y a quelques mois qui avait révélé - selon elle - "sous contrôle d’huissier" que "6.000 personnes consultées ont rejeté à plus de 90% ce projet".

L’UMP Paris demande de "faire étudier ce projet par l’Atelier International du Grand Paris (AIGP) afin de proposer un aménagement des berges sans remettre en cause la mobilité et la qualité de vie des Parisiens et Franciliens".